Histoires Jeune Garcon Gay Apr 2026
Fin.
Léo sentit ses yeux s'embuer. Il avait attendu ces mots sans même savoir qu'il les attendait. Ils restèrent là, immobiles, dans le rayon des classiques, et le silence n'était plus un ennemi mais un allié.
Dans la chambre de Léo, alors que la nuit tombait, Raphaël sortit un marqueur noir de son sac. Il prit la main de Léo et dessina un petit arc-en-ciel sur sa paume. Histoires Jeune Garcon Gay
Ce jour-là, il ne se passa rien de plus. Pas de bagarre, pas de héros. Juste deux garçons qui tenaient bon sous la pluie fine de l'automne. Le soir, Raphaël vint chez Léo. Sa mère leur prépara des crêpes, sans poser de questions, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.
Un mardi de pluie, le professeur de français les mit en binôme pour un exposé sur la poésie. Raphaël vint s'asseoir à côté de Léo sans un mot. Son épaule frôla celle de Léo, et Léo sentit son cœur tambouriner contre ses côtes comme un prisonnier. Ils restèrent là, immobiles, dans le rayon des
Le souffle coupé, Kévin recula d'un pas. Personne ne lui tenait tête d'habitude. Les autres élèves se figèrent. Léo prit la main de Raphaël devant tout le monde. Sa main était moite, mais il ne la lâcha pas.
Léo ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortit. Il avait peur. Peur que Raphaël devine. Dans son collège de province, on disait « pédé » comme on disait « merde ». Léo l'avait entendu cent fois dans les couloirs, craché comme une insulte. Ce jour-là, il ne se passa rien de plus
Le lendemain, en cours de sport, Kévin et ses deux acolytes les surprirent en train de rire ensemble sur un banc. « T'es qui, ton copain ? » ricana Kévin. « Il te suce, le nouveau ? »
Raphaël sourit. « Moi, c'est Rimbaud. Parce qu'il parle de la liberté. »
« Verlaine, » répondit-il enfin, d'une voix étranglée. « Parce qu'il parle de la pluie. »